ÉCHAPPÉ VERS LE MEXIQUE EN PLEIN HIVER QUÉBÉCOIS par Raul et Dianne |
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![]() Le désert comme horizon |
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Heureux, qui comme Ulysse qui a fait un beau voyage... |
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| Les « Ulysse » de nos jours voyagent presque toujours avec leur Pénélope, ce qui leur épargnent le chant des sirènes…. | |
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Notre Liberté Blanche aime l'ambiance |
Ce fut en effet un merveilleux voyage. Une première expérience du Mexique qui nous a laissé avec une soif d'y retourner et de découvrir tout de ce beau pays si varié et ses habitants chaleureux. Notre décision de partir a été prise vraiment à la dernière minute. Nous nous préparions à passer un hiver comme d'habitude, ski de fond, feu de foyer, ski alpin, lecture, re-feu de foyer, ordinateur, en voilà qu'en allant visiter des amis, ceux-ci nous annoncent qu'ils partent passer une partie de l'hiver à la chaleur. Toute cette routine est chambardée. Raul commence à regarder les cartes, je sens qu'il a des fourmis dans les jambes et il me fait la « grande demande » !!! Lui, il est toujours prêt à tout. Moi, de par mon caractère, j'hésite, je ne sais pas trop, enfin pour ne pas le priver d'un si grand plaisir, j'accepte, mais vraiment à contrecœur. Le véhicule avait déjà été « hivernisé » comme il se doit, dans ce pays de glace qui est le nôtre. Et nous voilà au travail : Il faut tout réaménager dans le véhicule, consulter cartes et documentation. Nous qui d'habitude préparons nos voyages longtemps à l'avance, tout est bouleversé, tout semble arriver trop vite. Il faut prendre des assurances spéciales avec une compagnie Mexicaine, voir les formalités d'entrée dans ce pays, vérifier si le CC est en condition d'entreprendre un si long voyage, enfin, nous sommes essoufflés quand nous prenons la route par un froid matin du 19 décembre. Nous avions prévu 26 jours pour nous rendre à destination, c'est-à-dire sur la Côte du Pacifique dans une petite ville nommée San Patricio de Melaque (Barra de Navidad). C'était la première fois que nous partions l'hiver et les 9 premiers jours ont été infernaux. Avons eu droit à tout : Froid (-12 le jour, -17 la nuit), neige, verglas, voitures et camions en panne ou renversés sur le bord des autoroutes. |
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![]() Entre Nashville et Memphis (la conséquence des accidents) |
![]() Le verglas se met de la partie |
Le 24 décembre, nous étions à Nashville, (Tennessee), les pieds enfoncés non dans le sable, mais dans la neige, pas en bikini, mais marchant avec nos anoraks et bottes, sur les trottoirs glacés. Une ville sûrement intéressante, mais morte en cette veille de Noël. C'est alors que nous avons décidé de changer notre itinéraire qui devait nous amener à Dallas, pour filer plein Sud, vers la Louisiane. |
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![]() Usa Nashville (l'entrée du Complexe hôtelier Opryland) |
![]() Usa Nashville (le Complexe, intér. du jardin ‘'Conservatory'') |
La ville la plus marquante par où nous sommes passés aux USA a été San Antonio, au Texas. Nous la connaissions déjà pour y être allés il y a une vingtaine d'années, mais avons pris beaucoup de plaisir à y redécouvrir ses rues et ses canaux. En général, nous avons trouvé les villes américaines vides. En plein milieu de la journée, on ne voit âme qui vive. Alors qu'à S. Antonio, ça grouille de monde. Il y a la ville d'en haut, si l'on peut dire, avec les commerces, l'historique Fort Alamo, les cathédrales et monuments et celle d'en bas, véritable dédale de canaux, avec de chaque côté, hôtels, restaurants, terrasses. C'est la Venise du Texas, en plein milieu du désert. |
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![]() Usa Texas , San Antonio ( Fort Alamo ) |
Usa Texas, San Antonio (l'atmosphère dans les canaux) |
![]() Usa Texas, San Antonio (la beauté ‘'cultivée'') |
![]() Usa Texas, San Antonio (les canaux la nuit) |
![]() Usa Texas, San Antonio (centre commerc. accessible par bateau) |
![]() Mex. (le désert et ses yuccas) |
Notre première impression en arrivant au Mexique a été un choc culturel ! Précisons que la documentation que nous avions consultée était dans l'ensemble plutôt alarmante. On y parlait de vols en toute occasion, de mau vaises routes, de conducteurs dangereux, de policiers corrompus, mises en garde sur l'eau, la nourriture, etc. etc. Bref, on avait l'impression de s'en aller directement dans un enfer. Même le Routard, qui d'habitude est assez modéré dans ses propos, ne faisait pas exception à la règle. Forte de cette lecture, j'avais d'ailleurs prévenu ma douce moitié, que pour ce voyage, pas question de dormir ailleurs que dans les terrains de camping ou alors dans des « Pemex », ce que nous, après réflexion, n'avons pas fait… Les « Pemex » sont presque les seules stations de vente de gazoline et elles appartiennent à l'état Mexicain. Toutes ces stations-service disposent d'un stationnement et normalement, moyennant un achat, on peut y passer la nuit. C'est d'ailleurs une pratique courante chez beaucoup de caravaniers. Alors là, quand nous sommes entrés en territoire mexicain, que nous nous sommes arrêtés pour trouver le poste de douanes (invisible et loin de l'entrée), pour remplir les formalités, et qu'une nuée de mexicains ont entouré le véhicule, sous prétexte, soit de nous vendre le permis de séjour, soit pour nous indiquer la route, ou échanger nos devises, ce n'était pas rassurant. Raul lui, est resté imperturbable, mais moi alors, j'ai paniqué un peu. Nous avons réalisé par la suite, qu'il vaut mieux se fier à son instinct, qu'aux dires de certains guides qui ont tendance à tout amplifier. Après les formalités de douanes qui ont été assez chaotiques (ce n'est pas le pays le mieux organisé au monde….), nous sommes entrés dans le cœur du Mexique et avons passé notre première nuit (celle du 31 décembre) en plein centre-ville, près du « Zócalo », qu'on appelle plus communément en Espagne, la « Plaza Mayor ». |
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![]() Mex. Ruines dans le désert |
Mex. Vale de Santiago (Zócalo et les lauriers d'Inde) |
Zócalo veut dire socle ! Si la place centrale de chaque ville se nomme ainsi, ce serait à cause du socle de la statut équestre de Carlos IV, qu'on avait installé sur la Place Centrale de Mexico, et qui serait resté longtemps sans statue, d'où le surnom ironique de zócalo. Ces jardins sont très vivants, on a l'impression que toute la ville s'y rassemble, surtout le soir, pour se promener et manger dans les nombreux kiosques, mais généralement après 23h. tout redevient calme. À partir de là, nous avons toujours dormi dans les villes ou villages où nous nous arrêtions en fin de journée. Jamais nous ne nous sommes sentis menacés de quelque façon que ce soit. Au contraire, les gens étaient curieux, nous regardaient avec intérêt mais jamais avec animosité. L'itinéraire que nous avions choisi pour arriver sur la côte du Pacifique nous a amené à visiter quelques villes intéressantes , situées dans le Nord-est et Centre du Mexique. Monterrey : 1 125 000 habitants, avec son immense Plaza, très différente des autres. En effet, elle s'étire sur une longue distance. On y trouve plusieurs points d'intérêt, dont la Fuente de la Vida (Neptune) , son Palacio de Gobierno et le très intéressant Musée de l'Histoire Mexicaine. |
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![]() Mex. Monterrey (la Cathédrale et son baroque particulier !) |
![]() Mex. Monterrey (la grande Place et Palais du Gouv.) |
![]() Mex. Monterrey (la Fuente de la Vida, Neptune) |
![]() Mex. Monterrey (Mus. d'Hist. Mex., Brasero d'usage cérémonial) |
Les musées au Mexique sont en général très abordables. L'entrée varie entre 10 et 15 pesos. Fait intéressant : Nous étions à Monterrey le 1 er janvier et beaucoup de magasins, surtout dans la zone piétonne étaient ouverts. Les mexicains ne semblent pas attacher la même importance que nous, à cette première journée de l'année. Zacatecas 150 000 hab. Encastrée entre les montagnes, cette ville a été nommée Patrimoine Culturel de l'Humanité. Sa cathédrale entre autres de style « churrigueresque », sa rue principale bordée d'arches rappelant certaines villes espagnoles, valent le détour. Il faut déambuler au hasard de ses rues, sans but précis pour y découvrir mille et un petits recoins intéressants. C'est une ville enchanteresse par sa dimension et son architecture. |
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![]() Mex. Zacatecas (panor. de la moitié de la ville) |
Mex. Zacatecas (Couvent San Francisco, muret fait de ruines) |
![]() Mex. Zacatecas (autour du Zócalo) |
![]() Mex. Zacatecas (ambiance du c. ville) |
![]() Mex. Zacatecas (la Cathédrale, 1612) |
![]() Mex. Zacatecas (Cath. détail du style Churrigueresque) |
![]() Mex. Zacatecas (ambiance, rest. dans bâtim. historique) |
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Guadajalara : deuxième plus grande ville du Mexique avec ses 4 000 000 d'habitants. Nous y avons consacré une journée entière, mais il y a matière à y passer plus de temps. C'est une ville grouillante, bruyante, odorante, circulation démente, qu'on aime ou déteste. Nous l'avons aimée. Elle possède 4 grandes Plazas qui se succèdent, chacune avec son caractère spécial, un grand réseau de rues piétonnes, et entre autres, un immense marché « Mercado de la Libertad » où l'on vend absolument de tout : vêtements, chaussures, saucissons, oiseaux en cage, artisanat local, tout ça dans un méli-mélo indescriptible et pas nécessairement de bon goût. À l'étage inférieur, une centaine de kiosques et petits restos nous invitent à y manger au moins une fois. C'est bruyant, parfumé, coloré, la nourriture est typique et les prix raisonnables. Attention cependant au choix du menu : la nourriture mexicaine est en général épicée à vous faire tomber les dents…. |
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![]() Mex. Guadalajara (rue piétonne très fréquentée) |
![]() Mex. Guadalajara (étalage de fruits et légumes) |
![]() Mex. Guadalajara (el Mercado de la Liberdad) |
![]() Mex. Guadalajara (indien devenu amuseur public) |
Malgré l'immensité de la ville, avons trouvé un endroit relativement calme pour y passer la nuit, par coïncidence, juste en face d'un poste de police . Nous arrivons finalement à notre lieu de rendez-vous, à Melaque (Barra de Navidad) au bord de la mer et trouvons nos amis au « free beach ». Il y a beaucoup de ces terrains de camping, sans service, au Mexique et dans le sud des EU. C'est un endroit, souvent en bordure de mer, comme son nom l'indique, où on peut s'installer sans grande limitation de temps, moyennant un montant de 30 pesos/jour. Pas d'électricité, de douche ou toilette, mais tous les jours, des vendeurs viennent nous approvisionner soit en eau semi-potable ou embouteillée (de 8 à 20 pesos/18 litres), soit en fruits et légumes. Nous y sommes restés une vingtaine de jours. C'est une ambiance particulière que nous allions trouver dans ce free beach. |
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![]() Mex. Melaque (free beach au bord du Pacifique) |
![]() Mex. Melaque (ambiance sur la plage) |
Notre première réaction (en tant que caravaniers, d'habitude solitaires) en voyant tous ces véhicules, avec des plaques du Québec et quelques unes de la Colombie Britannique, a été de nous dire qu'on ne passerait pas beaucoup de temps dans cet endroit. D'habitude, nous fuyons ce genre d'ambiance. N'allez pas croire que nous avons quelque chose contre nos congénères. C'est que normalement, nous voyageons, non pas pour nous retrouver dans une communauté connue, mais plutôt pour nous dépayser au contact de ses habitants. Néanmoins, nous avons très vite été séduits par le calme, la cordialité et l'esprit d'entraide qui y régnait. |
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![]() Mex. Barra de Navidad (panor. de la jetée) |
![]() Mex. Barra de Navidad (la beauté qui déborde d'un toit) |
![]() Mex. Barra de Navidad (ambiance d'hôtel) |
![]() Mex. Barra de Navidad (noix de palme) |
![]() Mex. Barra de Navidad (mimétisme – feuille vivante) |
![]() Mex. Barra de Navidad (les couleurs franches de l'artisanat) |
Avons fait la connaissance de gens super-intéressants, dont beaucoup revenaient année après année, avec qui on a échangé plein d'informations sur les endroits à ne pas rater. Tous les matins, nous allions en ville, à un kilomètre du camping, pour faire nos achats quotidiens, consulter le Net, acheter notre poisson frais et l'après-midi se passait en partie dans une eau à 25 degrés. Le soir, on se faisait un devoir de se rencontrer dans le zócalo, autour d'un banc (presque privé), où la communauté Québécoise se réunissait pour faire la fête. Aussi, quelques excursions en petits groupes ont été organisées, pour découvrir cette côte. Parmi celles-ci, on a passé entre autres, 3 jours dans une magnifique plage « Tenacatita » où nous nous sommes donnés à la plongée, parmi les coraux et les poissons tropicaux. Un paradis ! |
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![]() Mex. Tenacatita (free beach de rêve sur le Pacifique) |
![]() Mex. Tenacatita (couvert. d'un palapas – demies feuilles de palmier) |
| Découvrons un autre terrain magnifique « free beach lui aussi » à La Manzanilla, en bordure de mer et sous les cocotiers, avec en prime, un étang hébergeant une cinquantaine de crocodiles. C'est là que nous avons arraché un chaton d'une mort certaine….mais ce serait une trop longue histoire à raconter. | |
![]() Mex. La Manzanilla (le séchage des cocos) |
![]() Mex. La Manzanilla (caravaning dans les cocotiers) |
![]() Mex. La Manzanilla (copulation en plein air) |
![]() Mex. La Manzanilla (archit. aux couleurs chatoyantes) |
Et l'heure du départ a sonné. Il a bien fallu plier bagages. Et puis, nous voulions avoir le temps de voir d'autres lieux sur le chemin du retour. Nous sommes donc partis avec beaucoup de regret, mais aussi avec le désir de nouvelles découvertes. Le retour jusqu'à la frontière américaine nous a pris 12 jours. Sommes passés par Colima , et avons trouvé le magnifique jardin Nunes où nous avons passé une belle nuit. |
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![]() Mex. La Colima (archit. Mexicaine aux couleurs chatoyantes) |
![]() Mex. Mazamitla (ville d'architecture espagnolée) |
Tuxpan , arrivés en plein jour de marché. Presque tout le centre-ville occupé par des étalages multicolores de fruits, légumes, viandes, poissons, épices etc. Mazamitla : avec son architecture surprenante, de type espagnol. Angahuan : petite ville, dont les habitants d'origine indienne pour la plupart, portent encore le costume traditionnel et qui est le point de départ pour la visite de « Paracutin ». Paracutin est un village qui a été enseveli par les laves du volcan du même nom en 1943. Pendant les 9 ans, que ce volcan a été actif, il a recouvert le village et tout ce qui subsiste, sont les clochers de son église. Il faut compter au moins 1 heure de marche et un grand sens d'orientation, pour arriver en plein centre de cet immense chaos noir ! |
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![]() Mex. Angahuan (Indiens Purépecha) |
![]() Mex. Volcan Paracutin (la marche sur la lave) |
| Patzcuaro : 300 000 habitants. Ville vraiment indienne, d'architecture de montagne, rappelant beaucoup l'Espagne et le Portugal. Beaucoup d'artisanat différent. Le monument principal est la « Casa de los Once Patios », (un ancien couvent), magnifique ensemble de cours et d'escaliers, ou beaucoup d'artisans y ont « pignon-sur-patio ». Pas loin, sa Plaza Mayor, bordée d'arbres centenaires est entourée de belles demeures. | |
![]() Mex. Volcan Paracutin (Cathédrale engloutie en 1943) |
![]() Mex. Patzcuaro (artisanat local inusité) |
Morelia : 700 000 habitants, capitale de l'état de Michoacan, ville qui renferme de véritables trésors architecturaux, mais que nous n'avons malheureusement visitée qu'en surface. Avons quand même découvert l'impressionnant sanctuaire de N.D de Guadalupe, juste à côté de l'aqueduc, encore en fonction et d'un immense parc (bosque Cuauhtemoc). Ce sera à revoir lors d'un prochain voyage. Guanajuato : Coup de foudre pour cette ville universitaire de 100 000 hab. Ville « Gruyère » splendide, enchâssée dans plusieurs collines, un mélange de rues étroites et de tunnels. À n'y pas entrer avec un CC, car dans ce dédale, on risque de s'y perdre. Vaut mieux laisser son véhicule à l'extérieur et prendre les nombreux « colectivos » transports en commun de petite taille qui nous conduisent en plein centre. Monter sur le toit de l'Université offre une vue saisissante de la ville. |
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![]() Mex. Morelia (N.D. de Guadalupe,1915, Transcept) |
![]() Mex. Guanajuato (panoram. de la ville gruyère) |
![]() Mex. Guanajuato (une des rues tunnel) |
![]() Mex. Real de Catorce (…si tu savais comme on s'ennuie à la Real..!) |
San Luis Potosi : Autre ancienne ville minière (le Mexique en compte des dizaines) et qui fait partie de ce qu'on nomme «Trésors coloniaux » en raison de son centre-ville qui a été bien préservé et qui offre un bel ensemble d'architecture coloniale. Matahuela : Pour nous sans grand intérêt, mais point de départ pour la visite de Real de Catorce , (dont la montée est spectaculaire) ancienne ville coloniale d'exploitation d'argent, juchée à près de 3000 mètres d'altitude. (Son nom provient du fait que la couronne Espagnole obligeait un minimum de 14 carats, pour l'argent extrait). |
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![]() Mex. Real de Catorce (Indienne Wixarica, artisanat artistique) |
![]() Usa Lake Charles, Louis. (branches monumentales) |
![]() Usa Nachez, Ten. (sur la route Natchez, 740km, cyprès et tupelos) |
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Mes premières impressions personnelles Dans ce baptême Mexicain, il a été notoire et surprenant pour nous, la presque absence d'Américains sur le parcours de 4 000 km, de notre périple de 13 000.Ceux-ci, présents par milliers dans le sud du Texas, Californie ou Nouveau Mexique, ne traversent la frontière, que pour s'installer dans les grands complexes hôteliers, dans les endroits de grande villégiature (Cancun, Puerto Vallarta, Acapulco etc.).Il est certain, que la masse du peuple Mexicain, ne les porte pas dans leur cœur, ils ont comme une phobie du «Gringo »,mais ça n'explique pas tout ! Ayant beaucoup médité et discuté à ce sujet, mon explication très personnelle, est que : Le WASP américain (White Anglo Saxon People ---- Peuple anglo-saxon blanc), dans sa suffisance, habitué à son monde aseptisé, à l'ordre établi, à sa sécurité évangélique et surtout à son pouvoir d'achat, ne peut pas dissocier, la pauvreté et l'insalubrité (surtout ensemble), d'une criminalité certaine. Dans sa tête, elle va de pair ! Ceci, peut aussi expliquer du moins en partie, certains commentaires «paranos» dans les guides de voyage. Or dans le Mexique que nous avons bu à grandes gorgées, en parlant la langue, et n'ayant pas de parti-pris préalables, nos contacts, même dans les milieux très pauvres, se sont avérés d'une richesse insoupçonnée. Il est certain que la mentalité des masses, encore à l'état de survie dans le plus nécessaire, (ex. eau potable, égouts, assurance sociale, soins médicaux etc.), n'est pas encore sensibilisé à l'écologie, l'hygiène publique et autres préoccupations de la sorte. Mais j'en suis sur, ceci viendra à mesure !!! Un deuxième aspect qui nous a énormément marqué, est la grande maturité précoce des enfants, leur sérieux et leur auto-responsabilisation. Pour vous décrire la vie type d'un enfant pauvre, je résume sa journée : Le matin, il aide ses parents à gagner de l'argent, soit en parcourrant les plages et autres endroits touristiques vendant des fruits ou des babioles. À midi, il va se baigner et manger. À 13h, il part pour l'école jusqu'à 18h. Le soi,r il est fréquent de le voir assis sur le trottoir, à faire leurs devoirs du lendemain !!! Le pays est immense, et nous n'en connaissons qu'une partie. Les routes Nord-sud sont plus abondantes que celles Est-ouest. La capitale est assez bien veinée dans ce sens. Le fait d'avoir 3 Cordillères (Sierras Madre) séparées par ---dans le nord— d'immenses zones désertiques, lui confèrent une luminosité, sensation et ambiance particulières |
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Mex. Sierra Madre del Sul (les montagnes comme adieu...) |
L'état des routes nationales, est de qualité très inégale, et il y a dans ce pays une obsession maladive pour installer à outrance, des dos d'âne capables de vous lancer en orbite à bon compte ! Seulement dans un petit village, j'ai compté 23, espacés de 10m. Rarement ils sont signalisés, mais la surprise n'est pas permise ! Une autre caractéristique, est une absence d'accotement et une hauteur démentielle entre l'asphalte et le rebord du fossé, ce qui demande une attention de tous les instants et l'impossibilité de regarder le paysage. Les prix en général sont très raisonnables, tant en restauration que nourriture et habillement, exception faite pour les autoroutes, où le budget peut s'en ressentir fortement. En conclusion, le coup de foudre pour ce pays a été si fort, que nous envisageons même la vente de notre maison, pour aller habiter dans un condominium, d'où une plus grande potentialité, pour des absences prolongées, profitant ainsi d'une coupure de l'hiver Québécois, pour le substituer par les deux pieds bien enfoncés dans un sable chaud !!! |
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Raul et Dianne |
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Si vous avez des commentaires à nous faire parvenir, vous pouvez le faire à : rauldealmeida@sympatico.ca |
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