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passage en Russie
Texte et photos de Chantal et Michel
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Quelques observations sur
la Finlande:
Au resto, dans des petits cafés, c'est très calme, jamais
le ton ne monte au cours d'une soirée. Nous avons remarqué
que nulle part il n'y a de la musique, tout comme dans les magasins, les
rues piétonnes. Les gens ne semblent pas nerveux, les enfants non
plus.
La première langue étrangère parlée est l'anglais.
En discutant avec une jeune fille, nous avons appris que les émissions
américaines ne sont pas doublées, mais simplement sous-titrées.
Les Finlandais sont très sympathiques. À prime abord, ils
semblent fermés, l'air renfrogné, mais il suffit de leur
demander service ou renseignements pour que leur visage se déride
et que les explications fourmillent, que les appels téléphoniques
viennent compléter une information qui pourrait être imprécise.
Tout comme dans les autres pays nordiques, les pistes cyclables sont fort
nombreuses, bien entretenues.
Les Finlandais ont souvent un petit nez retroussé, beaucoup sont
trapus,
Nous avons vu peu de joggeurs, mais ce qui semble remplacer le jogging
sont les patins alignés avec bâtons. Les Finlandais excellent
dans ce sport.
Le vendredi soir et le samedi, il vaut mieux se trouver un bivouac tranquille
loin de la ville, les bars sont très fréquentés,
et l'on entend parfois les voitures et motos conduites par des jeunes,
poussées à leur maximum. Tout cela se fait sans malice.
Alors que la Norvège nous avait habitués à une propreté
irréprochable, nous avons été surpris par des détritus
jetés au pied des poubelles à moitié pleines, des
papiers de toilette disséminés un peu partout. Oui, car,
comme nous l'avons constaté, les poubelles, les toilettes ne sont
pas légion notamment dans le sud de la Finlande.
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Le vendredi 11 juillet 2003
Visite de la plus grande église
en bois au monde. Immense,
Visite de la ville d'Imatra. Le centre d'information touristique
est situé dans une rue piétonne, masquée par des
travaux de construction. L'accueil y est cependant excellent. La jeune
fille à qui nous nous adressons parle un excellent américain.
Nous utilisons la borne Internet gratuite, comme partout en Carélie.
Le lecteur de CDROM est accessible. On va donc au CC faire un CDROM de
ce qu'on veut envoyer. Et l'on revient pour notre session.
Comme partout, les pistes cyclables sont omni présentes.
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Le samedi 12 juillet 2003
Balade dans la campagne près de Lappenrenta. Halte sur
un terrain communautaire près de Taipalsaari. Chantal déplace
un gros cône rouge pour qu'on y accède (sans mon consentement!!!).
Elle a raison, nous serons imités par quelques autres voitures.
Aucun problème . Il y a une petite plage, un abri pour faire du
feu , un petit quai, une rampe mise à l'eau, un sauna, etc. mais
pas de toilettes. Au début, nous sommes seuls, puis des familles
du voisinage viennent passer quelques moments. Des passants s'arrêtent.
C'est très tranquille. Coucher de soleil interminable mais merveilleux
à 22h40.
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Le dimanche 13 juillet 2003
Vers 10h30, les familles reviennent. Un père emmène
5 enfants en canot. Le soleil se montre enfin. Tout le monde en profite.
Les femmes se mettent en soutien-gorge, mais n'en ôtent pas plus.
Nous nous reposons. Nous ressentons la fatigue des 10 000 km parcourus
depuis 5 semaines. Un petit peu de ménage complète le tout.
Nous prenons la direction d'Hamina, sur le golfe
de Finlande. Pour la première fois nous voyons deux voitures de
police qui arrêtent les conducteurs aux pieds trop pesants. Il faut
dire que nous venons de rencontrer plusieurs camions russes qui semblaient
rouler un peu plus vite que les 80 km/h permis. Quoiqu'un tout petit peu
moins rigides que les Norvégiens, les Finlandais respectent scrupuleusement
les limites de vitesse, même pour doubler. La limite de vitesse
varie de 120 km/h sur certains tronçons d'autoroute, ce qui est
rare, à 30 km/h dans certains quartiers résidentiels, ce
qui est la norme. Il est fréquent que les routes secondaires soient
sur la terre. Les routes nationales sont larges et en bon état
alors qu'en Norvège, presque toutes les routes sont asphaltées.
Mais, même les routes nationales avaient des portions si étroites
qu'on ne pouvait rencontrer.
Nous nous arrêtons à la marina d'Hamina.
C'est l'endroit à la mode. Les jeunes viennent tourner avec leur
voiture rutilante, avec " mag ", ailerons modifiés, etc.
Cependant contrairement à chez nous, pas de radio à tue
tête. Les filles passent et se dirigent vers la plage qui est au
bout de la marina. Un pêcheur bien enrobé, avec casquette,
l'air un peu bizarre, presque idiot, croit Chantal, est assis sur le quai
qui longe la marina. Il pêche entre les fentes du ponton de bois.
Vraiment étrange. Après observation discrète, nous
constatons qu'il remonte régulièrement des petits poissons
ressemblant à nos perchaudes. Non, il n'est pas fou.
En soirée on assiste au " up and down
" comme sur la rue Principale de Granby. Les jeunes au volant de
leur voiture bien cirée, 2 ou 3 par voiture, tantôt des gars
tantôt des filles, viennent tourner au bout du parking de la marina,
juste devant nous. C'est un bal incessant. Pour montrer leur voiture?
Parce qu'ils s'ennuient? On y voit même quelques voitures américaines
: une Chrysler décapotable, une corvette, des Chevrolets van, mais
aussi des européennes et des japonaises. Nous assistons donc à
la parade de tout un éventail de voitures. Ils viennent et reviennent
plusieurs fois. Le manège cesse après le coucher du soleil,
vers 1 h.
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Lundi 14 juillet 2003
*** résolution de notre problème de bonbonne de gaz
! ***
Aujourd'hui nous avons décidé de
nous attaquer au problème récurrent du ravitaillement en
gaz. En effet, comme nous vivons de 150 à 180 jours d'affilés
dans le CC, que nous ne retournons pas à la maison entre temps,
que nous utilisons peu les camping et que nous avons nos petites habitudes
comme la douche chaude quotidienne, les glaçons dans l'apéro,
le chauffage quand il fait froid et humide, etc. nous consommons beaucoup
de gaz.
Ici, en Europe on ne peut faire remplir nos bonbonnes.
Il faut les échanger pour des pleines. Chaque pays a son propre
standard de bonbonne, de robinet. Chaque chaîne de stations d'essence
a ses propres bonbonnes et n'accepte pas celle du concurrent. Lorsqu'on
prend une nouvelle bonbonne (nouvelle marque ou nouveau pays) il faut
payer une consigne qui ne nous sera peut-être que partiellement
remboursée si on rend la bonbonne. Nous traverserons un total de
11 pays différents en presque 150 jours. Il est donc impossible
d'éviter l'achat de nouvelles bonbonnes et la perte de la consigne.
Un jour, j'ai lu quelque part qu'il est possible
de transvider soi-même le gaz d'une bonbonne dans une autre. La
rencontre récente de deux couples de Hollandais qui ont fait beaucoup
de navigation à voile me l'a confirmé et m'a même
donné des trucs. J'ai des adapteurs permettant de raccorder plusieurs
types de bonbonnes étrangères à mon système.
J'ai aussi un tuyau résistant à la pression. Restait à
trouver ce qu'il faut pour raccorder le tout. Le problème principal
vient du fait que les adapteurs pour le gaz vissent en sens inverse de
tout ce qui se fait. Cela pour éviter les bricolages. De plus ici
le gaz semble être peu utilisé dans les maisons. Il n'y a
donc pas de magasins spécialisés. Après deux jours
de recherche, la visite de plusieurs magasins, boutiques de produits hydrauliques,
l'aide très empressée de plusieurs Finlandais, j'ai réussi
à trouver tout ce qu'il faut.
Le trans-vidage fait mardi le 15 juillet
Dans la bonbonne, le propane est sous très forte pression,
tellement que la plus grande partie est liquéfiée. On a
donc surtout du propane liquide avec un peu de propane gazeux. Il faut
raccorder les deux bonbonnes : la pleine et la quasi vide. On renverse
la pleine et on la suspend au-dessus de la vide. On ouvre les robinets
et le liquide de la bonbonne du haut s'écoule vers le bas. Mais
le tuyau est petit et le gaz du bas doit remonter par le même tuyau.
Ça ne va pas vite. Pour accélérer on peut faire en
sorte que la pression dans la bonbonne du bas soit plus basse que la pression
en haut. La méthode qui a le mieux marché consiste à
mettre la bonbonne du haut au soleil et simultanément verser de
l'eau froide sur celle du bas. On a ainsi grosso modo décupler
la vitesse de transfert.
Enfin notons qu'il est primordial de ne pas mettre
trop de propane dans la bouteille. En effet, si elle est trop pleine,
lors de l'utilisation, du propane liquide pourrait s'échapper et
détruire le détendeur.
Katka : infos touristiques, bon accueil, plage, beau camping mais on ne
s'y arrête pas.
Musée du camp de pêche du tsar. Nuit dans ce parking très
ombragé, fort tranquille convoité par quelques autres camping-caristes
finlandais. Malheureusement pour eux, la place est restreinte.
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Le mardi 15 juillet 2003
De retour à Hamina, à la marina la jeune fille accepte
de me vendre du gaz et que je lui rende la bonbonne que dans une heure
ou deux, donc pas de consigne à payer. On s'installe dans le gazon,
près de l'eau et on procède.
*** fin de notre problème de bonbonne de
gaz***
Il fait beau et très chaud : 32 C à
l'ombre, 47 C au soleil. On fait comme tout le monde et on va à
la plage de la marina. L'eau du Golf de Finlande est peu salée
et fraîche. La baignade est courte mais très rafraîchissante.
On s'installe au même endroit qu'avant-hier,
et on observe le même manège, le même va-et-vient.
Vers 23 h un système d'alarme est déclenché. Personne
ne s'émeut, Ça s'arrête au bout d'une dizaine de minutes.
Le reste de la nuit est paisible
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Le mercredi 16 juillet 2003
On se met en marche pour se rapprocher de la frontière russe
qui est pourtant toute proche et surtout pour trouver un endroit plus
paisible, avec de la fraîcheur. On s'arrête en ville le temps
que Michel se fasse couper les cheveux, de faire encore un petit marché
et d'acheter quelques roubles pour le début du voyage en Russie.
Dans au moins deux endroits, on me confirme qu'on peut faire des retraits
dans les guichets bancaires automatiques russes. On verra bien.
On essaie de longer la côte du Golf de Finlande.
On se retrouve assez rapidement dans de petites routes de terre, à
une seule voie, limite de vitesse 40 km/h et c'est même un peu vite.
Mais on trouve, tout à fait par hasard, après plusieurs
kms de route poussièreuse, un endroit charmant, face à une
île où sont ancrés 4 bateaux moteur d'une dizaine
de mètres. Il y a 3 voitures stationnées dont une voiture
suisse. Personne d'autre. Le soleil est magnifique, le ciel entièrement
bleu, la brise du large légère mais rafraîchissante,
pas de bruit, le paradis! On s'installe et décide de passer la
nui dans le calme le plus absolu en parfaite sécurité. .
Les propriétaires des bateaux ont installé à la limite
de la plage un sauna qu'ils utilisent fort fréquemment. Nous observons.
Au début, les séances de sauna, suivies d'un bain dans la
mer, ne sont que de courte durée. Puis elles se prolongent. Adultes
comme enfants utilisent,avec plaisir, le sauna.
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Le jeudi 17 juillet 2003
On prend encore du bon temps. Au moment de me mettre à l'ordinateur,
je me rends compte que la batterie du moteur est basse. En effet, le moteur
refuse de démarrer. Il reste la batterie de la cellule qui, grâce
au soleil et à l'utilisation du gaz pour la réfrigération,
est pleine charge. Il me faut aussi des fils. Heureusement, il y a eu
des travaux d'électrification dans le voisinage et j'ai vite fait
de trouver deux bouts. On enlève la batterie de la cellule, on
l'approche ce celle du moteur, on raccorde et on démarre. Nous
tirons la conclusions suivante : l'ordinateur en 30 heures affaiblit un
peu trop la batterie moteur. Il faudra être plus prudent.
Afin de repérer un peu notre passage en
Russie, on se rend aux limites de la frontière russe. La
fille d'attente des camions a plus de 2 km. Nous décidons de prendre
un camping à 2 km de la frontière, très propre, très
calme. Je veux laver le CC, faire le plein d'eau fraîche et d'eau
potable ainsi que vider les réservoirs septiques. C'est très
tranquille, comme partout en Finlande.
Coup de fil de Boris avec qui Chantal correspond depuis presque 8 ans.
Beaucoup d'émotion. Nous sommes bien rassurés, Boris parle
le français avec un accent excellent, donc les problèmes
de communication seront bien limités. Coup de fil de Fred.
Temps idéal : très beau soleil, ciel bleu, pas de vent,
température 24 C.
Un couple s'approche de nous. Nous voyons qu'ils
veulent causer. Ce sont des Allemands dont l'homme enseigne la théologie
à l'université de Saint-Petersbourg. Ils nous donnent toutes
sortes d'informations très utiles sur la ville et sur le passage
de la frontière. Nous apprenons que nous risquons d'avoir de gros
problèmes, car notre visa ne comporte aucune mention du camping-
car avec lequel nous voyagons. Mais dit-il, si on nous refuse, il faut
discuter, quitte à revenir quelques heures plus tard ou encore
nous présenter à un autre poste frontière. Nous verrons
bien, toutefois nous sommes un peu anxieux.
Il nous dit également que les règlements varient selon les
individus et même selon le même individu d'une journée
à l'autre.
Les moustiques nous attaquent. Les Allemands doivent
retraiter. Grâce à la vitamine B1, nous résistons.
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Le vendredi 18 juillet 2003
Lever un peu plus tôt, vidange, plein d'eau et nous voilà
partis pour la frontière. Il y a toujours une file de 2 km de camions
avant la frontière. Puis la ligne de démarcation. Toujours
des camions sur deux files à droite. Puis des voitures sur deux
files à gauche. Ces voitures ont des plaques minéralogiques
différentes de celles qu'on a vues jusqu'à maintenant. On
réalise que ce sont des voitures qui attendent pour l'importation.
Un Russe francophile nous dit de continuer. Plusieurs centaines de mètres
plus loin, nous arrivons à la file d'attente qui nous concerne.
Sur trois voies avec feu de signalisation, les douaniers font avancer
une dizaine de voitures à la fois. Il faut passer un total de quatre
contrôles et recueillir à chaque fois un tampon: les passeports,
les visas, la douane (déclaration des numéraires et bidules
de communication), le quatrième concerne les papiers du véhicule.
Aucun problème, tout se passe très bien. Ouf! Nous franchissons
le dernier poste de contrôle sans ennuis. Tout s'est fort bien passé.
Pierres tombales le long de la route. Sur une
est gravée l'effigie de la voiture du mort.
Boris avec qui Chantal correspond depuis plus
de 8 ans et un ami nous attendent à Vyborg. Comme ils n'ont pas
de visa de sortie de Russie, ils n'ont pu s'approcher davantage de la
frontière. Nous les trouvons facilement. Après un premier
repas russe fort agréable, Chantal, Boris et Maxime partent visiter
le fort. Puis on se met en route vers Saint-Petersbourg. La route est
belle. La limite de vitesse de 70 km/h est plutôt une limite inférieure.
Pourtant il y a des contrôles radar nombreux, au moins 4 en 100
km. Ça nous rappelle la Turquie de l'ouest. Aucun arrêt pour
nous.
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L'arrivée à Saint-Petersbourg
se passe fort bien si ce n'est un petit incident :pour éviter
une queue de poisson impromptue d'un automobiliste russe qui a entraîné
un brusque coup de frein de ma part, un de nos amis qui n'avait pas attaché
sa ceinture tombe sur la table. Celle-ci est arrachée du mur. Il
terminera le voyage avec la table sur les genoux. Heureusement la réparation
sera vite faite à notre arrivée, j'avais tout ce qu'il fallait
pour effectuer cette réparation,.
Nous trouvons facilement le parking suggéré par notre agence
de voyages, il est vraiment au centre de la ville, face aux écuries
royales, 50 m de l'Église du Sang Versé, 200m du musée
russe, 100 m de la Neva, 150 m de l'appartement de nos amis, 300 m de l'Ermitage,
Vraiment central, cependant un peu bruyant. Mais le coût (10
$ CND) est le double de ce que nous avait annoncé l'agence, probablement
parce que nous y restons jour et nuit. Les gardiens sont toujours deux et
nous installent juste devant leur guérite. Le CC sera sous bonne
surveillance. Nous serons avec d'autres véhicules de luxe : grosses
Mercedes, BMV, Jaguar, Humer.
En raison de sa position bien centrale, nous avons opté pour ce parking
plutôt que d'aller à la nouvelle aire de camping-cars située
au-delà de la gare de Finlande. |
En soirée, un bon repas russe
préparé par nos amis nous attend : blinis préparés
par la mère de Boris (très légers, comme de la dentelle,
un délice
), caviar, saumon fumé etc., un repas fort
délicieux et très prisé. Puis nous faisons une balade
très agréable sur les canaux et la Neva. Première prise
de contact avec cette ville impériale qu'est Saint-Pétersbourg.
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Le samedi 19 juillet 2003
Achats des excursions pour la visite de plusieurs palais, on paie
le double des Russes. Nous comprenons fort bien que notre niveau de vie
est supérieur à celui des Russes et qu'aussi ils financent
la rénovation de ces palais par leurs taxes.
Cependant nous n'avons droit à aucun service supplémentaire,
pas de seconde langue, heureusement on a nos guides personnels. C'est
intéressant de plonger aussi dans le milieu russe. Nos yeux et
oreilles sont grand ouverts. C'est très instructif.
Des places pour Tsarkoïe sont encore disponibles
dans un bus qui part immédiatement. On monte dans ce bus qui a
déjà beaucoup servi. Nous avons un guide dans le bus qui
explique tout, sans arrêt, tout le long que durera le déplacement.
Nos amis nous font la traduction. Nous visiterons le lycée royal
et le palais. Heureusement pour nous, comme tout est réservé
nous évitons les files d'attente. Dans la fameuse chambre d'ambre,
une moitié de la salle nous est réservée : 15 à
la fois. Nous pouvons nous approcher de très près. L'autre
moitié est pour les autres visiteurs: environ 150 personnes à
la fois. Il nous reste environ 1h30 pour la visite libre du parc. Là
nous y voyons la file d'attente pour la visite du palais : environ 2 h
en plein soleil. Ouf!
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Le dimanche 20 juillet 2003
Batterie du moteur encore trop faible pour faire démarrer. Pourquoi?
On s'en occupera ce soir.
Visite de Peterhof. L'expression "
Versailles russe " est bien méritée. C'est splendide,
magnifique. Les fontaines sont extra-ordinaires, et très nombreuses.
Comme c'est dimanche, il y a beaucoup de visiteurs, des centaines d'autobus.
Les visites guidées semblent très bien. Mais on n'y comprend
rien puisque c'est entièrement et uniquement en russe. Heureusement
on a nos interprètes. De plus Chantal a très bien préparé
ces visites, elle est très documentée. Elle aurait pu servir
de guide.
Retour à Saint-Petersbourg , arrêt
au plus grand hôtel sur la Prospect Nevski, l'hôtel Europe
pour un pot , une bière coûte 10$ $US. On décampe
rapidement et on file dans un autre café où les prix sont
plus abordables . Après le repas du soir, autre balade agréable
en ville le long de la Neva. Nous prenons plaisir à flâner.
Ici le soleil se couche encore très tard : environ 23h. Mais comme
nous sommes très au nord, la descente du soleil est très
lente et la période " entre chien et loup " est très
longue. C'est très agréable, les gens déambulent
aussi très tard.
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Le lundi 21 juillet 2003
Petit répit ce matin pour planification et inscription des
dépenses. Puis, avec nos amis russes nous entreprenons une journée
un peu moins chargée : visite de certaines parties de la ville
: parcs, monuments, cathédrale. Fait anecdotique, le coût
de la visite de la cathédrale est de 250 (environ 12,50$ CND) roubles
pour un étranger et de 50 roubles (environ 2,50$ CND) pour un Russe.
Nos amis n'ayant pas remarqué le tout ont payé le plein
prix. Il faut ajouter autant pour monter autour de la coupole d'où
la vue est magnifique et un autre 25 roubles pour le droit de photographier
à l'extérieur.
Nous sommes pris par un orage. Il tombe des cordes.
Les Russes ne s'affolent pas. Plusieurs trouvent même cela drôle.
Les gens sont complètement trempés. Ce n'est pas désagréable
à voir quand il s'agit de certaines jeunes femmes!
Nous nous réfugions dans un resto chinois,
le midi. On nous apporte la carte. Mais un de nos amis remarque qu'il
y a un menu d'affaires. On mange un bon repas chinois complet pour 5$
CND. Une aubaine..
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Le mardi 22 juillet 2003
Visite d'un des plus grands musées du monde : l'Ermitage (Hermitage)
.
Nous arrivons, fort heureusement, assez tôt : l'attente ne sera
qu'une heure!!
Visite des appartements d'apparat fort luxueux, fort magnifiques . Sélection
de quelques salles d'exposition : nous ne pouvons tout voir, nous allons
voir les peintres de l'école flamande, hollandaise, italienne ainsi
que les peintres français, accent mis sur les impressionnistes.
Visite fort agréable.
Après une telle visite, la fatigue se fait sentir.
Repas avec nos amis.
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Le mercredi
23 juillet 2003 -
Le jeudi 24 juillet
Visite organisée de Novgorod
qui se trouve à plus de 190 km de St-Petersbourg.
Lever tôt. Routes parfois cahotiques, nombreuses ornières,
impossible de faire la vitesse permise.
Visite du kremlin , des nombreuses églises édifiées
par les marchands fort bien nantis de l'époque ainsi que de la cathédrale
Sainte-Sophie avec deux icônes du II e siècle.
Comme d'habitude, le ou la guide parle continuellement
durant tout le trajet. Très intéressant pour tous les autres
voyageurs qui sont russes.
Mais il fait chaud, très chaud. L'autobus
a deux étages et est assez vieux. Pas de climatisation, mais toit
ouvrant en trois endroits. Nous sommes en haut et cela nous permet d'avoir
de l'air, même des branches d'arbres lors que nous passons dans
une allée bien ombragée. En cours de route, à l'aller
dans une aire d'autoroute et pause-pipi : les gens se dirigent dans la
nature..
Au retour, problème de batterie après un arrêt dans
une aire d'autoroute. L'autobus est dépanné par un autre
autobus. Les fils pour faire démarrer le moteur de notre autobus
sont vraiment vétustes, le courant ne passe pas. Finalement, un
autre autobus propose des fils en meilleure condition et le contact put
se faire. Ainsi après une vingtaine de minutes, nous avons pu reprendre
notre route. Nous avons remarqué également que le long des
routes, les autos, camions en panne sont fort nombreux.
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Le vendredi 25 juillet
Courses le matin. Ravitaillement en eau. Lessive. Réparation
mineure au toit du CC qui fuit à la jonction du toit ouvrant. Trouver
le silicone requis et l'outil pour l'appliquer a été plus
long que la réparation. Heureusement que Boris a pu me servir d'interprète
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Le samedi 26 juillet 2003
Visite du musée russe : Magnifique et surtout accueil du personnel
avec gentillesse, affabilité, désir d'aider.
Visite du musée d'ethnographie. Longue
(durée) file d'attente, quasi bousculade quand on nous ouvre les
portes. Le musée est sombre, triste, mais contient un grand nombre
d'intéressants exibits. Tout est uniquement en russe. L'édifice
est en rénovation. Heureusement
Comme tous les jours la chaleur est torride, Journée
agréable, bien remplie.
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Au retour de ce périple à pied (environ
8 km dans notre journée), nous croisons la même faune : femmes
et jeunes femmes aux vêtements moulants, minces (sans être
maigres), toujours en talons très hauts et hommes russes sans marque
particulière si ce n'est dans leur main droite une bouteille ou
canette de bière. Les jeunes femmes en fin de soirée ont
souvent, elles aussi, une bouteille à la main. Cependant, jamais
nous n'avons remarqué débordements ou gestes déplacés.
Les femmes sont donc très élégantes, coquettes. Est-ce
uniquement à St-Pétersbourg aux grandes villes? Toujours
est-il que nous avons été surpris de la tenue de ces femmes,
alors que nos médias nous présentent la femme russe très
différemment : grosse, tablier, foulard
. Quel contraste avec
la réalité.
Notre voyage en Russie est fort intéressant.
Nous serons davantage circonspects face à nos médias qui
recherchent plus l'information sensationnaliste qu'une réalité
moins spectaculaire.
Nos discussions avec nos amis russes nous font réaliser que, face
aux événements qui ont entraîné la chute du
communisme, les informations que nous avons de nos médias sont
tout aussi partielles que celles qu'ils ont eues.
C'est vraiment intéressant de percevoir toutes ces nuances .
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Version
italienne
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