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casentino
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Texte et photos |
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de congé après le premier de Janvier et bien évidemment…
on va en campingcar ! « ...par ou, mon cher?» je demande à mon mari qui est parti vers l’autoroute dans une direction n’importe laquelle! On s’arrête tout de suite à l’aire de service de Cremona pour le repas (étant donné qu’on est parti comme toujours vers 13 heures!) et pour réfléchir sur l’itinéraire. Entre-temps des troupeaux de ccar arrivent nous boucler comme les indiens avec les cow-boys (ou viceversa? boh!), ma claustrophobie frise la crise: « aiuto!! ». Je sais, nous sommes beaucoup les ccaristes aujourd’hui, mais faut-il marcher tous ensemble comme les moutons pour aller dans le même coin et surtout se serrer à 30 cm l’un sur l’autre? Je n’arriverais jamais à comprendre tout cela. On sort donc vite de ce rassemblement et vivement une idée : « J’ai lu quelque part qu’on a aménagé une nouvelle aire pour CC à Stia, allons-y la voir! » dit mon mari « Si, si ! mais c’est par ou ce village? » Recherche rapide sur l’atlas Touring Club et… surprise! La voila en Toscana à est de Firenze. Magnifique, on est déjà sur la bonne direction, on y va donc ! Autoroute Bologna-Firenze: beaucoup de circulation et
quelques ralentissements vers Roncobilaccio mais bientôt on est
à Barberino in Mugello ou l’on sort de l’autoroute
pour s’engager sur la N551. |
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Le matin venu, on prend le chemin qui côtoie la rivière et on arrive au centre du village de Stia: ancien bourg de charme, des arcades qui flanquent la place étroite qui monte vers l’église et des petites boutiques dont une attire mon œil avec ses couleurs vifs, orange et vert surtout. |
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Des manteaux, des robes, des vestes… mais oui! tous en laine…
une laine très particulière, un peu bouclée, souple,
chaude… en deux mots: le fameux «tissu casentino»!!
Et c’est normal puisque on est dans la région ou depuis des
siècles on produit ce tissu chaud et résistent à
l’humidité aussi, un peu comme la «laine cuite»
du Tyrol. |
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| (dont les eaux pures servaient pour laver et
traiter la laine) une belle ancienne usine en briques (encore en activité),
très bon exemple d’archéologie industrielle. Bien évidemment je n’ai pas su résister à la tentation… et me voila sortir de la boutique avec une superbe veste de «casentino» et chapeau assorti! |
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| Je vous épargne les commentaires et le
regard de mon mari qui déclame: «avec ce chapeau sur la tête
tu marche au moins 3 mètres avant moi… moi je ne te connais
pas!» Cela vaut mieux de remonter sur le ccar et de reprendre la route! Après Pratovecchio in Badia voila Poppi ou un beau parking nous accueille. |
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| C’ est juste près des remparts et plutôt
tranquille, bien pratique pour la nuit aussi, au moins dans cette saison.
Le bourg nous offre encore des arcades et des belle maisons médiévales long la rue qui monte au célèbre château des comtes Guidi. On entre pour la visite, et on peut admirer l’escalier, des beaux salons, des fresques, des plafonds à poutres en bois très décorés et surtout un bon travail de restauration. |
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| Dans le sous-sol le musée de la bataille
de Campaldino (entre Aretini et Fiorentini dont le soldat
le plus célèbre est sans doute Dante Alighieri) avec des grandes
maquettes qui montrent les phases les plus importantes de la bataille: très
intéressant! Encore en route et au coucher du soleil on arrive a Bibbiena, parking un peu difficile près des remparts et promenade dans ce petit vieux bourg perché sur la colline comme beaucoup d’autres dans cette région. Ils sont tous très bien conservés car, étant donné que la partie ancienne du village se trouve en haut sur la colline, ensuite des nouveaux édifices ont été bâtis sur les flancs de la colline même vers la plaine sans toucher ou presque les vieux bourgs qui sont ainsi arrivé intacts jusqu’à nos jours. |
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Fin de journée, la vallée du Casentino se termine
à Arezzo ou, près du terrain de football,
nous accueille l’aire pour ccar. Plutôt tranquille, mais impossible d’éviter la boue qui recouvre tout et surtout l’aire est placée un peu à l’écart du centre ville qu’on peut rejoindre par des escaliers sous les remparts ou le grand parking, dont je me souvenais, est bourré de fourgons, de petits camions, de ccars, bien mêlés dans un étrange désordre ! |
| Je me demande pourquoi ce drôle rassemblements et surtout pourquoi l’accès est interdit aux ccars… étant donné qu’il y en a un bon nombre ici! «Madame! demain et le jour après il y a le marché de l’ancien! » Ah! Quelle bête! J’oubliais qu’il s’agit de l’exposition peut être la plus importante d’Italie: des centaines d’étalages d’objets, de meubles, de livres anciens éparpillés un peu partout dans le vieux centre! Les ccars que j’ai vu dans le parking des remparts sont bien évidemment ceux des marchands qui vont exposer demain ! | |
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| Le matin venu on grimpe sur les mêmes escaliers
du soir et tout de suite on est devant la simple façade gothique
de l’église de San Domenico qui garde à l’intérieur
son précieux trésor: un magnifique crucifix peint de Cimabue.
On monte encore, le nez en l’air, en admirant les palais et les églises médiévales, et de plus en plus un nombre impressionnant d’étalages encombre les rues et il y a maintenant beaucoup de monde: on procède à peine, soit pour la foule soit pour mes haltes devant toutes ces marchandises exposées que j’achèterais… en bloc!! Je salive comme un enfant devant une pâtisserie… et mon mari sue à grosses gouttes bien qu’il fait très froid!! On passe par la Piazza Grande (ou piazza Vasari), asymétrique, en pente, entourée de palais d’époques différentes, admirablement harmonisés. Avec un peu de slalom entre les étalages, on arrive à l’église de San Francesco pour re-voir les fameux fresques de Piero della Francesca : La leggenda della Croce, dont la restauration est vivement terminée et c’est la joie des yeux, il faudrait les goûter avec plus de calme mais on a juste le temps d’admirer un autre trésor du moyen age, soit le Polittico du Lorenzetti dans la magnifique église Pieve di Santa Maria, autre remarquable joyau d’art romane en Toscana. |
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Pour profiter jusqu’au bout de notre petite balade,
on reprend la route direction Cortona long la N71…
pour s’arrêter tout de suite dans un confortable parking de
Castiglion Fiorentino dont la tour de la citadelle qui
domine le bourg nous donne, au coucher du soleil, un skyline d’affiche!!
bellissimo!
La nuit tombe et nous voila à Cortona à la recherche d’une aire qui n’existe plus et qu’on va remplacer avec un parking pour le marché heureusement libre le matin après!! |
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| Cela ne nous empêche pas, une fois placé
notre camion, de découvrir le charme de nuit de Cortona… bien
perchée sur la colline, dont les montées raides nous donnent…
quelque peu d’appétit qu’on ira tout de suite apaiser
dans notre ccar avec les gourmandises qu’on vient d’acheter
dans les (pour nous) irrésistibles charcuteries locales… des
vrais attentats à la santé ! Le matin suivant le soleil brille au ciel mais le vent froid coupe le visage ! Mon chapeau de casentino va être… étrenné et ça me permettra une plus confortable visite, en plein jour cette fois, de Cortona, ville d’origine étrusque dont garde l’atmosphère due à la pierre dorée de ses bâtiments: le grès. |
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| Des boutiques antiquaires partout… mon mari piaffe, moi soupire mais la magnifique vue sur la Valdichiana qu’on peut admirer du haut des remparts nous fait oublier toute chose et surtout qu’on doit rentrer à Brescia! Entre-temps on apprend que le mauvais temps va arriver et qu’il faut se dépêcher!! | |
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L’autoroute n’est pas trop loin, on la prend à Foiano
et… via!! Notre balade se termine et encore une fois on a constaté qu’il
suffit de s’éloigner un peu des itinéraires les plus
connus et de s’enfiler dans les collines pour trouver toujours des
rues solitaires, des panoramas apaisants et des vieux bourgs de charme
où faire une halte agréable… et tout cela dans une
région très réputée et très fréquentée
pendant toute l’année!! |
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