Basilicata et Pouilles
par Chantal et Michel 2005 |
|
|---|---|
| 5^ ep. | |
| Mardi le 8 février 2005 Nous faisons route vers Matera , une ville réputée pour ses Sassi, des habitations troglodytiques ou semi troglodytiques et ses nombreuses églises rupestres (Photo 52-sassi-eglise.jpg). Leur origine est très lointaine. Ces habitations étaient très rudimentaires, une famille vivait dans des conditions déplorables avec les animaux : chiens, cochons, brebis, etc... |
![]() |
Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la région des Pouilles (Puglia), les villes, les routes deviennent plus propres. Nous faisons une première visite des Sassi, nous nous promenons en ville et assistons à un spectacle au centre ville lors du Carnaval. Cependant, chose curieuse, quand nous avons vu les installations pour le spectacle et les gens qui s'affairaient aux réglages de la sono, nous avons voulu connaître l'heure du spectacle. Personne, même parmi les techniciens, n'a pu nous répondre Nous mangeons au resto Lucana, recommandé par deux Italiens. Le serveur qui a vécu à Paris parle très bien français. Le resto, comme tout le reste de la ville est d'une propreté parfaite. Le repas, et en particulier les anti-pasta et les pâtes sont délicieux. C'est extrêmement copieux, |
|
Mercredi le 9 février 2005 Recherche des infos touristiques. Mais comme nous sommes à pied nous remontons le sens unique à l'envers et l'affiche se trouve dans notre dos. On fait deux fois le tour du pâté avant de revenir dans le même sens que les voitures et alors nous apercevons l'affiche indiquant la route à suivre. Excellent accueil, en français. Documentation fort généreuse Grâce aux informations reçues, nous nous rendons à la bibliothèque municipale pour accéder à Internet. Le WiFi (Airport) ne fonctionne pas bien, mais le technicien nous donne les réglages pour une adresse publique fixe et nous nous branchons à la place d'une machine. Notons que toujours et partout l'accueil des gens est très cordial et empressé, très avenant. Quand les gens parlent le français ou l'anglais, ils font spontanément un effort pour utiliser une de ces langues que je maîtrise mieux que l'Italien. |
|
Jeudi le 10 février 2005 Marché au Carrefour : abondance de beaux légumes et fruits. Nous partons pour Alberobello , une ville classée patrimoine mondial par l'UNESCO pour ses trulli. Les trulli sont de petites habitations carrées, entièrement construites en blocs de pierre aux murs épais, dont le toit conique est formé de pierres plates.,. À chaque cône correspond une pièce d'habitation. Ils sont souvent blanchis à la chaux. La région d'Alberobello est couverte de ces habitations. Plusieurs quartiers de la ville en sont construits. Lors de notre passage dans la région en 2002, comme nous avions vu, peu de temps auparavant les Boris en France méridionale, nous avions passé outre. Pourtant, c'est d'une tout autre ampleur. Ici c'est une ville presque complète. Plusieurs sont utilisées comme magasins de souvenirs ( très souvent kitch!), d'autres comme habitations. |
![]() |
Comme nous voulons visiter une église d'Alberobello, nous attendons la fin des funérailles. La fanfare est au rendez-vous et ouvre la marche du convoi funéraire. Est-ce une personne importante ou une simple coutume? Des jeunes hommes portent les gerbes de fleurs et précédent le corbillard. Puis suivent à pied famille et amis. La circulation est bloquée. |
|
Vendredi le 11 février 2005 Visite de Martina Franca que nous avons aimée.: centre-ville historique tout blanc, petites ruelles, palais. Ville intéressante aussi par ses balcons de toutes sortes de formes. Comme nous nous étions baladés dans ces venelles sans plan précis, sans prêter attention à notre direction, nous avons craint de devoir chercher et marcher beaucoup pour retrouver notre camping-car. Heureusement, la vieille ville est ceinte de remparts et disposée de façon circulaire. Route vers Castellana Grotte, à cette époque, on ne peut les visiter que le matin. Nous couchons dans le parking fermé après avoir soulevé la barrière. Nuit un peu agitée, car un chien errant a fait aboyer un chien de garde d'un ferrailleur dont le terrain est contigu. On est réveillés tôt. Ici le jogging est très populaire. Nous en voyons au moins une bonne douzaine de personnes, plus que tout ce que nous avons vu précédemment. On voit aussi une chaussure orpheline! c'est tout simplement un magnifique pot à fleurs en céramique. |
|
Samedi le 12 février 2005 Visite des grottes avec une guide fort sympa : explications claires et qui parlait en italien mais très lentement. (Photo 54-grotte-blanche.jpg) Route vers Mattinata où nous étions passés en 2002. Enfin, le temps est plus clément. Il y a du soleil et la température monte à 14° C. On sent le début du printemps : les cyclistes, les motos sont sorties en grand nombre. De nombreuses personnes travaillent dans des petits champs qui semblent être de grands jardins potagers. Mais on voit clairement qu'ils en sont au tout début des travaux. Cependant dans les champs de grande culture les pousses sont déjà levées. |
![]() |
|
Quoique le bord de mer de la région soit entièrement couvert d'oliveraies transformées en camping, aucun n'est ouvert.. En demandant où nous pouvions aller à un vieux monsieur, celui-ci nous propose le parking d'un restaurant pizzeria. Bien sûr, nous allons y manger. |
Dimanche le 13 février 2005 Nous continuons le tour de l'éperon de la botte italienne. La côte très accidentée est criblée de petites criques. Les toutes petites plages alternent avec de très grandes. Le soleil est omniprésent et la température en hausse. Les collines sont couvertes de petites fleurs bleues et blanches. Certains mimosas sont en fleurs. Les odeurs de résineux alternent avec les odeurs d'olive. Enfin, on sent le printemps. Le moral est à la hausse! Après avoir contourné l'éperon, nous revenons sur nos pas, à l'intérieur des terres en passant par la forêt … |
|
Nous nous arrêtons finalement au parking de Monte San Angelo. Il y a ici un vieux château et un lieu de pèlerinage à saint-michel Archange qui y serait apparu au moins quatre fois au cours des siècles. Plusieurs bus s'y arrêtent. Le sanctuaire est semi troglodytique et une cérémonie s'y déroule. Les pèlerins sont pleins de ferveur.
|
|
Lundi le 14 février 2005 Route vers le nord, sous la pluie et le vent froid. Après avoir exploré le littoral dans la région de Fossacesia, où tout est fermé, nous nous arrêtons finalement au port de Vasto. À la tombée de la nuit, les gardiens viennent nous dire de partir. On se rend au Camper Area de Fossacesia qui est fermé et on s'y installe en enlevant la chaîne qui en fermait l'entrée. Dans les premières minutes, trois voitures de Carabinieri nous y voient. Ils nous ignorent! Bonne Saint-Valentin! |
|
Mardi le 15 février 2005 Il a fait une forte tempête toute la nuit. Nous avons été fortement secoués. Des employés municipaux ouvrent le parking où nous sommes, passent avec une excavatrice. Ils vont sur la plage pour débloquer un torrent qui a été bouché par l'action des vagues. Nous prenons la route vers le nord. Sur les collines, à 100 m d‘altitude, il y a de la neige. Toute la journée, la température a oscillé autour de 0° C et la pluie se transformait de temps à autre en neige. Le long de la mer, tous les parkings réservés aux CC sont fermés. On s'arrête finalement dans un parking de Giulianova. Un vieux CC y est installé, le toit recouvert d'une bâche. Une batterie et des réservoirs sont à l'extérieur, un vélo y est attaché. Un SDF s'est fixé temporairement. Mercredi le 16 février 2005 Nous faisons pause Giulianova et en profitons pour nous mettre un peut à jour dans nos photos et notre écriture. |
|
| Version italienne | |
|
Copyright © campereavventure Tutti i diritti riservati - All Rights Reserved - Tous droits réservés. |