On se rend à
Douz , et on s'arrête au Camping du désert. Nous devons faire de la lessive et on sait qu'il y a là une machine à laver. Déception, elle est minuscule. Le prix d'utilisation est inversement proportionnel à sa dimension, il faudra donc que tout le monde s'attelle à cette corvée. Dans le camping, il y a ici d'immenses 4X4, 6X6, un camion chargé d'un vingtaine de motos tout-terrains, tous italiens, mais aucun CC. Au moment de payer, l'employé, en me rendant la monnaie, se trompe et me remet 10 dirhams de trop. Je le lui fais remarquer. Il fallait voir son contentement. Pour lui, devoir rembourser cette somme aurait été exhorbitant, quand on sait que le salaire mensuel moyen varie entre 250 et 300 dirhams.
Mardi le 11 janvier 2005
On part en direction de Tozeur et Nafta . On traverse un grand lac salé, le Chott El Jerid » en très grande partie asséché. À Tozeur , on visite la palmeraie, l'une des plus grandes et des plus belles de Tunisie. Puis on file vers Nefta . On se renseigne sur les balades en dromadaire au syndicat d'initiative. Mais on a compris, le syndicat d'initiative n'est pas un bureau d'information touristique, mais plutôt une agence de vente de services touristiques et à quels prix?!!. Son but est de faire gagner le plus d'argent possible à ses membres et non de nous renseigner sur les différentes attractions. Les prix sont non concurrentiels. L'employé met en garde Chantal face aux prix que pourraient faire les chameliers pour une promenade en dromadaire. Il prend la peine d'écrire un mot au chamelier et de fixer le prix de la balade, nous garantissant soi-disant les meilleurs prix. Or, sur place, on a fait fi de son petit mot et on a négocié de bien meilleurs prix que ceux que le Syndicat d'initiative pouvait no us obtenir.
Balade agréable mais malheureusement, au moment du coucher du soleil il y a une petite bande nuageuse à l'horizon, ce qui masque les couleurs que nous aurions aimé voir dans le désert. Comme tout bon guide, une fois notre dû payé, commence la réclamation de briquets, casquettes, etc.. Chantal et Philippe en profitent pour faire un peu de troc et se procurer des roses des sables.
De retour à Tozeur , nous couchons dans le parking du musée que nous voulons visiter demain.
Mercredi le 12 janvier 2005
Visite du musée. La caissière se trompe de 10D (10$ CND) en me rendant la monnaie. Heureusement j'avais laissé toute la monnaie sur le comptoir le temps de vérifier. Le musée est intéressant. On file vers Chebika , Mides , Moulares , Metlaoui . On est à un pas de la frontière algérienne. On s'arrête visiter des gorges, des palmeraies très encaissées, des cascades, un petit village bordé de trois côté par des canyons profonds, … Sur recommandation des gendarmes, couché dans le parking de la gare à Metlaoui .
Jeudi le 13 janvier 2005
Balade dans le petit train « Le lézard rouge » à partir de Metlaoui pour voir les gorges de Selja . Comme nous l'ont recommandé deux employés, nous nous installons à l'arrière complètement, sur la plate-forme extérieure ce qui nous permet une vue panoramique. Le petit train rouge pousse des pointes jusqu'à 20 km/h . De plus il fait quelques pauses pour les photos dans les endroits les plus spectaculaires. On a donc le loisir d'admirer autant qu'on le veut. C'est fort joli .
Puis remontée vers le nord en passant par Gafsa , Kasserine , Le Kef , jusqu'au site archéologique de Dougga . Durant cette remontée, nous passons du reg aux plaines fertiles, verdoyantes. Dans cette région-ci, les routes sont d'une qualité inégale. Certaines parties ont été refaites récemment et nous roulons sur du billard. Plus loin nous nous retrouvons avec des voies réduites, sans accotement ou presque.
À l'arrivée au site archéologique, il n'y a personne. On se stationne et une camionnette arrive. Un monsieur, propriétaire du resto à proximité, en descend et m'explique que je peux passer la nuit ici. Un des deux gardiens du site voudra peut-être nous chasser, même appeler la police, mais il ne faut pas l'écouter. On peut rester sans problèmes. Jusqu'à maintenant, mis à part les incidents de la première journée avec les gardiens de parking un peu gourmands, les relations avec les Tunisiens sont parfaites. Bien sûr ils nous offrent leurs produits, c'est normal, mais toujours de façon polie et modérée. Dans le sud, quelques gamins nous ont demandé de l'argent, et des « caramels » (mot italien pour bonbon) mais jamais de façon menaçante ou insistante comme au Maroc. Nous sommes ravis de l'attitude des locaux. Ils sont toujours aimables, serviables mais réservés.
Beaucoup de personnes rencontrées nous saluent, nous souhaitent la bienvenue. Des voitures nous font des appels de phares, non ce n'est pas pour nous avertir d'un barrage policier ou d'une défaillance quelconque de notre véhicule, mais tout simplement pour nous souhaiter aussi la bienvenue.
Vendredi le 14 janvier 2005
Nous avons entendu tousser le gardien en plein milieu de la nuit, mais nous ne l'avons pas vu. Au lever, il pleut. Chantal et Philippe vont se balader sur le site archéologique de Dougga pendant que je mets de l'ordre dans mes textes.
Samedi le 15 janvier 2005
On remonte vers Tunis ,
Dimanche le 16 janvier 2005
Retour à Sidi Bousaïd , Philippe et Chantal négocient quelques bidules don't un tapis. Prix de départ 450 D (450$ CAN) prix payé 80 D Donc environ le sixième du prix de départ. Comme nous avions vu des tapis de ce type, nous croyons le prix raisonnable.
Lundi le 17 janvier 2005
Départ de Philippe et arrivé de Frédéric et Julie. Ils se croisent. On